RSE et impression : les start-ups aussi ont un rôle à jouer
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) n’est plus l’apanage des grands groupes. De plus en plus de jeunes entreprises, start-ups en tête, intègrent cette démarche dans leur modèle dès la création. Parmi les nombreux leviers d’action, l’impression reste un angle mort trop souvent négligé. Pourtant, repenser sa consommation de papier, d’encre et de matériel peut générer un impact environnemental significatif et durable. Des initiatives simples comme le rachat cartouche d’encre ou l’usage de solutions d’impression écoresponsables peuvent devenir des marqueurs forts d’un engagement global.
Si les grandes entreprises ont l’obligation légale de publier un rapport RSE, les jeunes pousses ne sont soumises à aucune contrainte réglementaire. Cela ne les empêche pas, bien au contraire, de s’emparer de ces sujets pour se différencier. Et l’impression est un domaine concret, facilement mesurable, qui permet de structurer une première politique d’achats responsables.
L’impact environnemental de l’impression : des chiffres qui interpellent
Le secteur de l’impression est souvent perçu comme un mal nécessaire, notamment en entreprise. Pourtant, il génère un coût écologique élevé. Selon l’Ademe, une cartouche d’encre met entre 400 et 1000 ans à se décomposer si elle est jetée dans une décharge. En France, ce sont plus de 60 millions de cartouches qui sont consommées chaque année, mais seulement 15 à 20 % sont recyclées.
De plus, la production d’une cartouche neuve nécessite en moyenne 3 litres de pétrole et rejette environ 4,8 kg de CO₂. À l’échelle d’une start-up de 10 personnes imprimant régulièrement, cela peut représenter plusieurs centaines de kilos de CO₂ émis par an, sans compter l’empreinte liée au papier et à l’électricité.
Des actions concrètes à la portée des start-ups
Si une jeune entreprise souhaite agir en faveur d’une impression plus responsable, plusieurs mesures simples peuvent être mises en place sans bouleverser son fonctionnement. Tout d’abord, elle peut adopter une politique consistant à privilégier le numérique autant que possible, limitant ainsi l’usage de l’imprimante aux seuls documents indispensables. Cela permet non seulement d’économiser du papier, mais aussi de réduire considérablement la consommation d’encre.
Le choix des polices de caractères utilisées pour l’impression peut également jouer un rôle : certaines typographies, comme Ryman Eco ou Ecofont, ont été conçues pour consommer jusqu’à 30 % d’encre en moins, sans nuire à la lisibilité. Il est aussi pertinent d’opter pour du papier recyclé, certifié FSC, garantissant une origine responsable et une gestion durable des forêts.
Par ailleurs, l’utilisation de cartouches d’encre reconditionnées ou recyclées constitue un levier immédiat pour diminuer l’impact environnemental. Certaines entreprises vont plus loin en participant à des dispositifs de rachat cartouche d’encre, qui leur permettent de valoriser leurs consommables usagés tout en simplifiant leur gestion des déchets.
Enfin, collaborer avec des prestataires spécialisés dans l’impression responsable peut renforcer l’ensemble de la démarche. Cela inclut le recours à des fournisseurs engagés, à des sociétés de maintenance optimisant la durée de vie des imprimantes, ou encore à des collecteurs agréés assurant une traçabilité complète du recyclage.
Le rachat de cartouches : un levier économique et écologique
Le rachat de cartouches d’encre est une solution à double bénéfice. D’un côté, il permet à l’entreprise de se débarrasser de ses cartouches usagées de manière responsable ; de l’autre, elle peut en retirer un revenu symbolique ou au moins économiser sur les coûts de traitement des déchets.
Des acteurs spécialisés proposent des services sur mesure pour les entreprises, y compris les plus petites. Cela permet de valoriser les consommables d’impression et de garantir leur traitement dans une filière conforme aux normes environnementales. Le tout sans logistique compliquée : collecte, tri, rachat, et traçabilité sont assurés.
C’est aussi un moyen simple pour une start-up de communiquer sur son engagement RSE, à travers un geste concret et vérifiable.
La RSE comme levier de croissance et d’attractivité
Enfin, il ne faut pas négliger l’image renvoyée par ces actions. Pour une start-up en quête de financements, de talents ou de partenariats, afficher une politique RSE, même modeste, peut faire la différence. Selon une étude menée par France Stratégie, 64 % des jeunes diplômés se disent attentifs à l’impact environnemental de leur futur employeur. Intégrer des pratiques vertueuses, même dans des domaines techniques comme l’impression, devient donc un atout en matière de recrutement et de fidélisation.
Les investisseurs eux-mêmes sont de plus en plus sensibles à la transparence et à l’engagement sociétal des start-ups. En anticipant ces exigences, même via des démarches simples comme le recyclage de consommables, une entreprise jeune se positionne favorablement sur un marché en mutation.
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